Women@Sanofi

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En conversation avec… Adeline Le-Franc, Directrice Financière, Affaires Industrielles  

Women@Sanofi rend hommage aux femmes qui font carrière chez Sanofi et travaillent avec passion et engagement avec leurs équipes pour proposer des solutions de santé à toutes et à tous, partout dans le monde. Au travers d’entretiens avec certaines d’entre elles, vous découvrirez leur personnalité, leurs motivations et la riche diversité des cultures et points de vue qu’elles incarnent.  Ces femmes vont de l’avant, repoussent les frontières du possible et sont à elles toutes l’incarnation de notre engagement et des actions que nous menons pour favoriser l’égalité hommes-femmes.

Cette deuxième série de Women @ Sanofi aborde les enjeux de la diversité des cultures et des nationalités, ainsi que la volonté de nos dirigeantes de garantir un environnement de travail ouvert et favorisant l’inclusion de toutes et tous.

Adeline Le-Franc assure aujourd’hui la direction financière des Affaires Industrielles Globales de Sanofi, après y avoir occupé différents postes relevant du secteur financier. Elle a commencé sa carrière chez Sanofi en 1995, dans le cadre de son stage de fin d’études à l’ESSEC (École supérieure des sciences économiques et commerciales), avant de devenir analyste de marché pour l’Europe de l’Est. Elle a ensuite saisi l’occasion de partir pour le Japon, où elle a été nommée Responsable contrôle, approvisionnement et planification de l’unité de R et D de Sanofi Tokyo, conjuguant ainsi carrière professionnelle, vie de famille et intégration dans une culture et un pays étranger.

Pourquoi avoir choisir le secteur de la santé ?

Après le baccalauréat, je me suis orientée vers le commerce. Encore incertaine de ma vocation, j’ai préféré repousser le moment du choix en m’engageant sur cette voie. Pendant mes études supérieures, un professeur a su me motiver et me transmettre sa passion pour le secteur de la santé. J’ai ensuite trouvé un stage en marketing chez Sanofi, dont je n’ai plus voulu repartir.

Votre carrière a-t-elle connu un tournant majeur ?

À vingt-sept ans, j’ai eu l’occasion de partir pour le Japon, où mon mari avait des perspectives d’embauches. J’ai informé Sanofi de cet éventuel départ et de mon souhait de continuer à travailler pour eux. Nous avons pris un gros risque et déménagé avant d’être sûrs que j’aurais moi aussi un emploi !

L’adaptation à une autre culture a-t-elle été difficile ?

Notre déménagement au Japon n’a pas été une mince affaire, avec un enfant de trois ans et un nouveau-né, mais la culture japonaise m’attire beaucoup. Mon mari et moi pratiquons l’aïkido et nous réjouissions à l’idée d’y vivre, mais sous-estimions les différences culturelles.

J’ai rapidement compris la difficulté de s’y intégrer et appris à vivre en terre étrangère, ça n’a rien d’évident. Jugeant préférable de ne pas adopter un comportement artificiellement japonais, nous avons finalement réussi à nouer d’excellents liens avec la population locale.

Mon accouchement au Japon a été une expérience mémorable, mais c’était heureusement le troisième. J’ignore si c’est encore le cas, mais on y donnait naissance sans péridurale. J’ai trouvé à la fois très éprouvant et gratifiant de pouvoir supporter la douleur sans recevoir l’assistance qu’on m’aurait normalement apportée.

J’y ai surtout pris conscience de mon identité profondément française, qui imprégnait aussi bien mon parcours que mes habitudes, ma formation et tout ce qui me semblait aller de soi. Tout était totalement différent au Japon. J’y ai compris que nos façons de faire sont totalement culturelles et qu’on ne s’en rend compte qu’en sortant de sa zone de confort.

L’inclusion et la diversité sont plus que jamais d’actualité. Où en est Sanofi sur ces questions ?

De considérables progrès ont été réalisés. Il y a vingt ans, Sanofi était une entreprise très française où il était pratiquement impossible de s’intégrer à son équipe et d’évoluer sans maîtriser la langue française. Sa culture est désormais bien plus internationale.

Il reste bien sûr beaucoup à faire. Nous œuvrons sans relâche pour l’égalité des sexes et l’intégration des différentes nationalités, mais les formes d’inclusion plus personnelles restent plus difficiles à aborder. Je ne suis pas sûre qu’on en fasse suffisamment de ce côté.

En participant à l’atelier intitulé Challenge Your Bias, j’ai été frappée par l’étendue de mes préjugés. Je pensais être tolérante, mais les préjugés sont là sans qu’on s’en aperçoive. Il s’agit d’une tendance qu’on sous-estime toujours et qu’il ne faut jamais perdre de vue.

Pourriez-vous citer un exemple de préjugé dont vous ne soupçonniez pas l’existence ?

En regardant les photographies de personnes à la peau noire ou blanche soumises à notre considération pendant l’atelier, j’ai pensé que le préjugé était lié à la couleur de leur peau. Le résultat a pourtant révélé que ma réponse était encore empreinte de préjugés. Même en s’efforçant de répondre avec prudence et honnêteté, d’autres préjugés continuent d’affleurer.

Au mois de juin, marqué par la Gay Pride, certains collaborateurs appartenant à la communauté LGBT ont évoqué leur souhait de pouvoir être entièrement eux-mêmes au travail. Pensez-vous que Sanofi en fasse suffisamment pour mettre tous ses collaborateurs à l’aise ?

Malgré toute notre bonne volonté et notre disposition à faire preuve d’ouverture, je n’ai le souvenir que d’un collègue qui m’ait parlé de son homosexualité. J’en déduis donc qu’il y a encore du chemin à parcourir dans ce sens.  

Quel est le degré d’inclusion et de diversité de votre équipe ? 

Les finances et les Affaires industrielles sont généralement dominées par les hommes, tout comme l’entreprise dans son ensemble, qui compte plus d’hommes que de femmes, généralement des Français. Ces dernières années, la situation a néanmoins beaucoup évolué. La composition du comité de direction est bien plus équilibrée en termes de nationalités et de sexes, bien qu’elle n’ait pas encore atteint la parité. Dans nos comités de direction, nous nous évertuons à promouvoir l’égalité et à corriger les inégalités. On peut toujours en faire davantage, mais la situation évolue malgré tout. Je préfère donc voir le verre à moitié plein.

J’ai grandi dans un univers majoritairement masculin, entourée d’un frère et de sept cousins. Je n’y avais encore jamais réfléchi, mais pendant le débat d’aujourd’hui, avec la question « Que signifie appartenir à une minorité ? Êtes-vous libre de vous exprimer ? Vous sentez-vous exclu(e) ou intégré(e) au groupe ? », je me suis rendu compte que j’avais déjà vécu cette expérience sans m’en rendre compte et qu’elle avait façonné ma personnalité.

J’ai dû apprendre me faire entendre. Il s’agissait moins d’un schéma « fille/garçons » que d’appartenance à une minorité : j’étais la seule représentante du sexe féminin. Comment s’intégrer dans un groupe dont les autres membres partagent plus de points communs entre eux qu’avec soi ? Isolée, j’ai dû trouver ma place et ma personnalité. Ça forge le caractère.

Votre enfance a-t-elle joué dans l’obtention de votre ceinture noire d’aïkido ?

Non, je ne cherchais pas à me battre comme un garçon. Je pratique l’aïkido depuis toute petite : c’est un sport, mais aussi une façon de penser et de nouer des relations avec les autres. Le principe fondamental de l’aïkido, qui consiste à utiliser la force de l’autre pour neutraliser ce qu’il ou elle a l’intention de vous infliger, s’applique selon moi tout aussi bien à la vie professionnelle que personnelle.

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